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Nouvelles de la FNCGM

Notre nouvelle présidente est

Le Docteur Mauricette SEBAOUN, voici son message:

 

Cher(e) adhérent(e),

J’ai le privilège et l’honneur de succéder à Isabelle Héron à la présidence de la FNCGM. Je tiens à la féliciter du travail accompli, notamment pour la création de la nouvelle Société Nationale de Gynécologie Médicale. Et je m’efforcerai de poursuivre la collaboration qu’elle a mise en place avec toutes les sociétés savantes de gynécologie.

Pour les adhérents qui ne me connaissent pas encore : je suis gynécologue obstétricienne de formation, j’ai exercé la gynécologie médicale toute ma vie professionnelle et exclusivement ces dernières années. Actuellement, je suis praticien hospitalier à temps partiel au CHU de Nice en procréation médicalement assistée. 

Notre profession est en pleines turbulences, les médecins libéraux se sentent menacés par l’installation massive des sages-femmes et l’éventuelle glissement des compétences. Conscients de ces enjeux, nous travaillons avec le CNGOF, la SNGM et le CNP GOGM afin d’élaborer des recommandations sur le rôle de chacun. Le fruit de ce travail sera soumis à la HAS et au ministère de la Santé. Il y a place pour chacune et chacun dans le réseau de prise en charge des patientes. 

Deux autres chantiers s’ouvrent à nous : le premier concerne la certification périodique qui se met en place. J’envisage une formation pour les libéraux afin de leur expliquer leurs nouvelles obligations ; 

Le second, tout aussi important, porte sur l’intelligence artificielle qui envahit notre spécialité. Les patientes s’y réfèrent, or les sources d’information ne sont pas toujours adaptées ou vérifiées et il y a urgence à contrôler les réseaux sociaux, sources de désinformation des femmes.

Un autre axe qui me tient à cœur est celui de la procréation médicalement assistée.  Nous vivons une pénurie de donneurs et donneuses de gamètes : pourquoi ne pas envisager une indemnisation des donneuses pour compenser la lourdeur des traitements ? la GPA n’est pas autorisée, pourquoi ne pas créer un comité spécifique qui permettrait l’encadrement légal de la pratique dans des cas particuliers (l’agénésie utérine ou les traitements pour cancer). 

Enfin, la formation continue est le cœur de notre activité : je félicite les Collèges en régions pour le travail qu’ils effectuent en la matière. Et je vous invite à venir nombreux aux Assises Nationales de Gynécologie qui se tiendront à Arcachon les 11 et 12 juin prochains. Dans un cadre idyllique, des intervenants exceptionnels traiteront de tous les aspects de notre spécialité. 

Au plaisir de vous y retrouver.

Bien amicalement,

Mauricette Sebaoun, avril 2026